• Bienvenue sur le continent de Midgard et ses cinq grandes nations. Les deux nations mères : Aosí, la nation qui règne en maître sur toutes les autres, dirigée par un Chancelier, pro-technologie, puis Boreas, son ennemie numéro 1 qui lui est en tout point antithétique et prône la magie dans son absolu. Les trois nations inférieures : Nordri, qui prend - soumise - parti pour Aosí, dirigée par un conseil de Järls, Austri, neutre et sous le joug d'une famille Impériale proche de son peuple... SUITE?
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Stylish Stylish - Laisse moi te r'donner la beauté qu'tu mérites ~ [TERMINEE]
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Boreas
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Bénédiction : Tendaji
Âge du personnage : 26 ans
Profession : Tailleur
Orientation sexuelle : Bisexuel
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Mar 20 Sep - 2:01
Cieran Reto
Ft. Josuke Higashikata - JoJo's Bizarre Adventure
Informations Générales;

Nom : Cieran
Prénom : Reto
Surnom : Il n'en a pas vraiment. Juste un simple "R" qu'il brode avec soin et discrétion sur chacune de ses créations.
Âge : 26 ans
Orientation sexuelle : Tourné vers la curiosité
Nation : Boreas
Profession : Tailleur
Bénédiction & Don : TENDAJI – Maitrise de la gravité
Explication : La gravité est une loi physique qui règne sur le monde. Tout est toujours irrémédiablement attiré vers le sol avec une force plus ou moins pesante, dépendant du poids de l'objet ou de l'être vivant, de sa taille et de tout un tas d'autres paramètres qui finalement l'intéresse bien peu. Reto peut donc décider de la rendre plus forte et lourde ou au contraire, plus faible et légère. Il écrase au sol ou soulève dans les airs. Il règle la rapidité de son action et le champs de celle-ci, ne dépassant cependant pas les dix mètres de rayon autour de lui, l'entrainement cependant peut arranger ce fait. Contrôler la gravité n'est cependant pas sans heurts ni difficultés. Il en perd facilement le contrôle sous le coup de l'émotion, pouvant alors se clouer lui même face contre terre avec violence sous le désarroi ou la colère, allant jusqu'à le vider de toute ses forces et le rendre alors totalement paralysé durant plusieurs heures.


Caractère;

Perfectionniste - Doué - Simplet - Excentrique - Maladroit - Enjoué - Spontané - Charmeur - Joueur - Franc - Fier - Rêveur - Naturel

« Laissez-moi faire … »


Elles se baladent avec dextérité et précision. Elles ne vont pas trop loin, touchent ce qu’il faut, où il faut jusqu’à trouver la bonne mesure, les bonnes données, ce qui fera toute la différence, ce qui permettra la création d’une œuvre d’art. C’est ainsi qu’il voit les choses de ses yeux experts. La douceur des tissus, la raideur des plis, la souplesse des fils et la fluidité de l’ensemble. Un passe-temps qu’il a transformé en vie, des mains qui lui permettent mille folies et lui donne la possibilité d’embellir le monde. Une volonté d’éblouir et de rendre heureux en ces temps de souffrance qui semble éternel. Une souffrance qu’il éradique de son monde pour quelques heures à peine alors qu’il se fait perfectionniste et plein de sérieux dans un travail qui lui prend tout son temps. Entrez dans son antre et c’est un sourire qui vous fera face, un sourire sincère, heureux de voir du monde, de faire découvrir ce qui le fait vivre et rêver, de vous rendre beau et de vous satisfaire, totalement dévoué à la beauté des vêtements et à celle de ses clients, aussi diverse et variée soit elle.

Sa voix mélodieuse, ses paroles taquines, glissent doucement aux oreilles de chacun à sa portée. Ses mots à l’humour facile, aux taquineries fréquentes et aux compliments spontanés. Un homme de nature peu compliqué, un homme simplet au regard franc et doux, au regard bleu et sombre qui coule avec intérêt sur bon nombre de personne dans un désir puissant de connaitre, d’apprendre et d’apprécier chaque nouveauté, chaque connaissance, chaque opportunité. Le rire facile, ronronnant et caressant étirant bien souvent ses lèvres, résultant d’un esprit optimiste et enjoué, lié à la simplicité d’esprit, à la vision souvent rosée et guillerette d’une vie pourtant bien dure et sans pitié. Pourquoi voir leur existence tout en noir lorsque l’on peut de soi-même la rendre plus vivable en décidant de n’y voir que le bien. Un côté naïf qu’il accepte et dont il n’a pas honte. Une naïveté qui apporte son lot de souffrance et de gaité, une naïveté bien souvent reprochée mais dont il n’arrive pas à se défaire, le souhait de vivre bien lui tenant à cœur, préférant voir ce qu’il y a de meilleurs en ce monde de batailles sans fins.

Un égarement, une rêverie de trop, une table qui tremble, des épingles qui s’échouent sur le sol et s’éparpillent, rendant la tâche délicate et longue. Une maladresse qui parfois lui empoisonne la vie, aussi bien physique que d’esprit. Peut-être un peu trop direct, peut-être un peu trop franc, un côté avenant mais délicat à gérer pour autrui. Haussant les épaules et s’excusant simplement, simple réaction qu’il aura, se disant finalement que les erreurs arrivent à tout le monde, n’étant pas rancunier avec les autres il suppose qu’il en est de même pour ses interlocuteurs. Après tout il n’est pas homme a vouloir blessé quiconque de lui-même, il n’en tire aucun intérêt, juste du regret, des remords, une gentillesse qui pourrait le mener à sa perte, une vie qui pourtant, il mène à bout de bras, avec force et volonté, avec envie et détermination.

« S’il te rend malheureuse pourquoi tu n’arrêtes pas, tout simplement ? T’mérites mieux que ça, vraiment. »


Une adoration spéciale envers la gente féminine, admirant leur force malgré leurs bras menues, admirant leur courage malgré le sexisme dont elles peuvent être victime, admirant cette flamme dans leur regard, cet entrain qui peut les pousser à faire l’impossible, cette volonté de se surpasser, ces efforts immenses qu’elles parviennent à accomplir pour réduire l’écarts entre elles et les hommes. Un monde qui n’est pas clément avec ces êtres à l’apparence fragile mais qui valent tellement. Une admiration qu’il éprouve à leurs égards depuis l’enfance, influence familiale et fraternelle, influence persistance, recherche de l’idéal, une obsession inconsciente. Il les chéris du mieux qu’il le peut, il fait ressortir leurs meilleurs côtés, il aime mettre en avant leurs formes et leur féminité, il aime faire ressortir leur esprit critique et leur caractère pimenté. Il rit de leur maladresse, ils s’amusent de les voir prendre la mouche, de leur rougissement, il fond devant leur rire et leur sourire, devant leur regard chaleureux pour certaines et glaciales pour d’autres. Il en devient sans y penser le bon copain, l’ami fidèle, l’amant d’un soir, celui que l’on retrouve avec plaisir, celui qui promet des heures de détente et de rire, celui avec lequel on peut parler. Il écoute, il conseille comme il le peut d’un point de vue masculin et jeune, d’un point de vue énergique et naïf, une vision des choses qui rafraichit et fait un bien fou.

Les hommes pourtant ne le laisse pas indifférent. Des contacts plus directs, des regards plus lourds de sens, une bonhommie qui le ravit, une facilité d’approche et une chaleur qui l’électrise. Plus fort, plus brut, une saveur qu’il ne retrouve pas chez les femmes et qui pourtant le fait tout autant frémir. Les œillades sont de mises, les blagues plus tordues, certaines salaces et d’autres simples glissent bien souvent entre un flot sans délicatesse de paroles, dans un flot de rires graves et hypnotisant. Un réconfort tout aussi puissant, une fermeté qui le soutient, une recherche plus simple, de l’amusement, une amitié, quelque chose de naturel.

« J’voudrais boire de l’hydromel jusqu’à plus soif, mec, tu m’accompagnes ? Allons passer du bon temps ! J’veux m’enivrer pour oublier c’que les esprits font de nous, l’espace d’un instant. »

Non pas sans états-d ’âme, un cœur, un être plus humain que jamais, quelqu’un aux rires et aux larmes, pudique et fier. Il vit pour ses joies et ses peines, il fait de ses tristesse une force, du moins en apparence. Bombant le torse d’une certaine fierté, il n’ira pas se plaindre, il n’ira pas pleurer chez son voisin, il n’ira pas raconter malheurs et déshonneurs. Il gardera tout, il enterre ce qui fait mal jusqu’à exploser. Il camoufle des faiblesses derrière ses pitreries et ses frasques, il cache ses larmes derrière des sourires. C’est un homme qui n’aime pas se montrer en spectacle, qui préfère montrer le meilleur que le pire, qui préfère avancer que rester planter là à ressasser le passé. Bien loin d’être insensible, il se contente de sécher ses larmes, frappant ses joues de ses poings, recolorant sa vision de choses vives et clairs, de rire un bon coup et de remettre un pied devant l’autre. Aucune illusion ne lui est permise, aucune chose irréelle ne le fait avancé, il croit en le concret. L’espoir fugace d’une vie meilleur l’habite toujours sans le faire succomber à la folie d’une obsession malsaine d’un débarras de douleur.

Il lui arrive de sortir, de s’amuser, de se noyer dans le monde noir de la nuit, de festoyé de la plus simple des manière, accompagné d’hommes et de femmes. Riant aux boutades d’un de ses comparses, buvant encore et encore dans l’optique simple de s’amuser. Il ne réfléchit pas trop loin, l’ivresse du moment étant toujours plaisant lorsqu’elle ne survient pas trop souvent. Instance et remarques, critiques et compliments, routine établit et qui ne mérite qu’une partielle ignorance. Une excentricité assumée, un style à part, aussi bien d’aspect que de pensées. La timidité n’existe pas, la parole forte sans être dérangeant, il amuse la plupart, il déclenche bon nombre de réaction, l’hilarité, le respect et le mépris. Reto est comme une tâche noir au milieu de gris mélangés et de fausse pureté aux touches de blancs cassées. Il est cette tâche sombre qui intrigue et apporter curiosité, il est de ceux que les gens jugent mais dont peu importe les regards et les avis. Il est de ceux qui sont différents mais qui s’en fiche.

Reto, mélange subtile de désordre et de bonne humeur, de franchise et d’excentricité, un homme qui ne mâche pas ses mots, qui joue de belles paroles dans le but de ravir ceux qui l’entoure, qui ne lésine pas sur les efforts. Un jeune homme d’une force d’esprit démesuré, aux rêves nombreux mais important, aux obsessions étranges et aux fixettes ridicules. Parée de sa coiffure étonnante, il parade fièrement, paré de bonnes intentions, il voit rarement le danger. Dictée par un seul et même souhait, il avance vers l’inconnu avec aplomb.



Histoire;

Des souffles chauds, erratiques, la pénombre de la pièce aux murs beiges contre lesquels résonnent gémissements et plaisir. Soumis au désir, au toucher, au corps l’un de l’autre, l’espace d’un instant, l’espace de quelques minutes, longues et intenses. Ils s’oublient, les regards embués, vitreux par les sensations plus qu’agréables. La fin est proche, trop proche. Les cajoleries augmentent, le rythme plus rapide, plus fort, les griffures plus profondes. L’apogée. Les corps en sueur se tendent, la peau brillante sur les muscles contractées. Le silence accompagne l’atmosphère électrique qui, peu à peu, s’évapore pour ne laisse qu’un vide. Ni pesant, ni quoi que ce soit d’autre, juste un vide dénué de sentiments, une entente qui ne promet rien d’autre, un moment où l’amour n’a pas sa place.
- … Qui est Stella ?


L’alliance de deux nations, l’alliance d’un homme boréen et d’une femme austrienne. Un mariage rare que peu de gens auraient pu imaginer, entre la neutralité et la volonté de changer le monde. La rencontre entre une simple paysanne et un soldat investit, à l’espoir immense et aux rêves plein la tête. Elle finit par quitter sa patrie, elle quitte cette semi sécurité, fragile, pour entre dans un conflit sans fin dans lequel évolue celui qui est devenu son époux.
Ils sont jeunes, pleins de projets, de souhaits et d’espérance. Chaque jour est une bataille, chaque jour ils ont peur de ne plus jamais se revoir. Et tandis que l’homme risque sa vie sur le front, la jeune femme chérit cet être qui peu à peu grandit en elle, leur premier enfant. Une petite fille qui six ans plus tard sera suivi d’un garçon.
Pourtant, jamais il ne s'était imaginé la puissance de leur union, la force du fruit de leur amour. Jamais il n'aurait cru à un tel destin, à un futur à la fois effrayant et dévastateur.

Des murmures. Fuyants, presque imperceptibles. Malgré le silence, on ne peut les entendre clairement, comme un chant que l’oreille humaine ne peut comprendre, quelque chose venant d’ailleurs, de trop loin mais qui parait bien proche. Une impression de chuchotis, proche de l’oreille, des chatouillis agréables mais incompréhensibles. Des caresses, aussi légère qu’une plume, une brise venant effleurer son épiderme chaud, le corps endormi, une tension palpable, quelque chose se joue, important et décisif. Il ne verra rien, endormi, profondément, plongé dans un rêve trouble. Il n’y voit rien, n’y ressent rien que des sentiments, des sensations, une perte puis un regain d’énergie. La puissance la destruction, la lourdeur, la légèreté. Son âme, jeune et fragile, hurle déjà face aux sentiments incompréhensible, son cœur sourd et aveugle face à l’évidence. Son âme ballotée entre les rêves et la vérité se fait marquer par l’emprise du destin, par le vœu des esprits, par le choix inconscient de sa vie. Il n’a pas conscience de la brûlure de son bras. Il n’a pas conscience du tremblement léger et soudain de tout objet déposé dans sa chambre, de tout ce qui est dans la maison qui le protège. Il n’a conscience de rien d’autre que de ce rêve flou où l’indécision est trop présente, où une silhouette mystérieuse et effrayante recouvre son être, le faisant sien.

Cette nuit là, tous sauf Reto avaient été témoin de cette montée de puissance, de cette odeur de pouvoir qui flottait dans l'air, de cette tension indescriptible qui règne dans l'air, qui fait trembler les morts-vivants, qui fait voler ceux qui respirent et s'écraser ceux qui résistent. Ils sont là, béa devant le choix de ceux qui régis leur monde, inquiet quant à la suite, remplit de questions et de doutes.

Des doutes justifiés, une peur qui s'installer alors que quatre ans plus tard, après cette fameuse nuit où leur fils a été choisis, où il est devenu serviteur d'un esprit puissant et libre. L'explosion de tristesse, déflagration de peine les surprend au pire moment, alors que peu à peu, ils avaient oublié la possibilité d'un désastre.


- Reto ! Par pitié, calme toi !
Une pesanteur énorme, lourdeur de l’air, craquement du sol sous les objets victimes d’une soudaine gravité déréglée, saturée, attirée de manière trop forte, d’une violence sans nom vers le bas. Les miroirs se brisent en tombant, les meulent craquent sous la pression de manière inquiétante, le sol sous ses pieds se creuse jusqu’à sa chute, lourde et douloureuse. Il ne peut plus rien faire, victime de sa propre puissance, victime de sa tristesse immense, victime de sa faiblesse, trop attaché, trop investi.
- Ca ne la fera pas revenir, s’il te plait, mon garçon … Ressaisis toi !
Son rayon d’action augmente, il a mal, il a tout perdu, il ne sait plus. Comment tout arrêter ? Comment se calmer alors que son cœur se serre à la moindre pensée pour cette perte trop grande et violente. Les larmes noient son visage, le bleu de son regard troublé par cette nouvelle, grimace de sanglot habillant son visage juvénile d’habitude si souriant. Il ne remarque pas son pouvoir s’abattant telle une vague furieuse sur sa mère, à l’entrée de sa chambre. Il ne la voit pas pleurer, s’agenouiller sous cette force invisible et incontestable. Il ne la voit pas tenter de le maintenir à la surface. Il ne voit plus rien d’autre que la silhouette de son trésor qui disparait à tout jamais.


Tout est finit …

- J’ai un cadeau pour toi.
Timidité, hésitation. Reto n’est pas sûr de lui. Il ne sait pas si cela va lui plaire. Le paquet entre ses mains de taille moyenne lui semble tout à coup bien lourd, le poids de l’attente et de l’angoisse devenant insupportable. Heureusement elle lui prend le paquet des mains avec un entrain qu’il lui connait bien, heureux de la voir sourire ainsi. Elle se doute de ce qu’il va lui offrir, mais pas de la forme de ce cadeau fait main. Elle s’empresse alors de l’ouvrir, découvrant à l’intérieur une robe soyeuse, d’une qualité rare et à la forme originale. Cette couleur rouge sombre fait pétiller son regard tandis qu’elle s’enfuit plus loin pour l’essayer en toute intimité, le sourire jusqu’aux oreilles.
Le soulagement est là, respirant de nouveau, il n’attend qu’une chose, la voir dans sa première véritable création, un habit fait avec le cœur mais aussi de nombreuses nuits blanches et de prises de tête. Le jeune homme l’aperçoit alors arriver drapée de cette robe de soie aux perles blanches et pures décorant le bord de ses manches et le bas de la petite traine à ses pieds, accompagnées de fils d’or. En cet instant, elle représente à ses yeux la plus belle créature du monde.
- Merci ! Elle est magnifique.
Après des mois d’économies, après des mois de recherche, il est heureux, bien trop heureux alors qu’elle le serre dans ses bras.
- Joyeux dix-neuvième anniversaire, grande sœur.


Reto avait grandi dans un environnement modeste, loin de la richesse des nombres mais suffisamment riche pour ne pas être de la pauvreté. Eduqué dans des principes mélanges des deux nations, entouré d’amour, d’indulgence et de liberté. Il avait grandi aux côtés de sa sœur, au côté de celle devenue son modèle, sa fierté. Elle avait toujours été là, l’aidant dans son apprentissage, jouant avec lui, le défendant et le sauvant des situations difficiles. Les parents eux, observaient cette fratrie avec bonheur tout d’abord, puis avec inquiétude. Quel avenir pour des enfants nés en plein milieu d’un conflit perpétuel ? Les années passent et tous deux priaient pour que leur choix d’avenir ne se porte pas sur l’armée. Ils étaient heureux malgré quelques mois de précarité, malgré que le père de famille ait dû quitté l’armée, trop blessé pour continuer de se battre.

- Je ne changerais pas d’avis, c’est ma propre vie !
- Tu ne comprends pas l’enjeu de cette guerre !
- Bien sûr que si. Ça fait plusieurs mois que j’y participe, que je me met au service de la reine pour vous protéger ! C’est tout ce que je sais faire et vous le savez. Mon pouvoir …. Il ne sert qu’à détruire alors j’ai choisis. Ma place est parmi tous ces gens qui se battent pour notre pays, sur les champs de batailles, là où je n’ai aucun besoin de me retenir.
- C’est bien trop dangereux ! Je suis chanceux d’avoir survécu jusque-là, je ne veux pas que tu pren-
- Je suis plus forte que toi papa. Ma place est déjà bien plus importante que celle que tu avais toutes ces années dans l’armée.
Du haut de ses dix ans, Reto ne comprenait pas bien ce qui se passait devant lui, il ne comprenait pas ces cris, cette dispute ni le sérieux inscrit sur le visage de sa sœur. Son père semblait furibond, sa mère au bord des larmes. Chacun campait sur ses positions et lui ne pouvait rien dire. Il n’en avait pas le droit, il ne pouvait pas s’en mêler, parce que lui savait ce que sa sœur faisait. Lui seul lui faisait pleinement confiance, plein d’admiration et d’encouragements. Il ne voulait pas aggraver son cas avec des paroles maladroites et inutiles. Il restait alors caché derrière la porte du séjour, écoutant de longues minutes ce désaccord, le ton qui monte, les cris naissant, la colère puis le calme. Soudain, surprenant. Il ose jeter un coup d’œil à l’intérieur de la pièce et pu y voir son père serrant dans ses bras l’ainé, comme s’il avait finalement compris qu’il était vain de se battre contre ses souhaits et ses idéaux, contre la volonté inébranlable de sa fille tout aussi têtu que lui.  Il se devait de croire en elle, c’était son devoir de père, et quand bien même ça lui faisait du mal, il s’y résigna.

La jeune femme commençait peu à peu à prendre son envol, s’éloignant doucement mais surement de sa famille, de son frère qui, trop jeune, ne pouvait que l’observer de loin. Il la voyait vivre ses premières histoires, ses premières peines, il la voyait devenir femme, devenir plus forte et admirée par le monde extérieur. Et lui, Reto, enfant discret l’imitait, tentant de la rattraper, en vain. Il se mit à la regarder avec insistance, à se perdre dans ses pensées angoissantes et déstabilisante. L’adolescence était là, bien présente et suffisait à le perturber suffisamment pour le perdre, transformant au fil des semaines l’enfant calme et sans problème à un garçon indiscipliné aux envies fortes de rébellion. Fréquentations hasardeuses, un manque à combler, un vide étrange, des pensées malsaines et inhabituelles, il ne comprenait pas ce qui le retournait tant. Pourquoi cette joie démesurée lorsqu’elle est présente ? Pourquoi cette tristesse lorsqu’elle repart ? Il en devient compliqué, paradoxal, capable de violence et de révolte mais travaillant avec toute la patience du monde et une douceur étonnante la couture et l’art qu’elle représente à ses yeux. Une passion pour la « mode » qui lui était venu plus jeune, alors que sa sœur s’amusait avec lui. Il s’était pris au jeu et en avait fait sa vie, découvrant par là un moyen d’expression, une façon d’exorciser ses démons, d’être celui qu’il est réellement. La confection lui permettait de s’évader, de ne plus penser à cette magie qui l’habite et qu’il ne comprend pas, de ne plus penser à ses parents trop inquiets pour lui, de ne plus avoir à penser à sa sœur qui peuple ses rêves et le moindre de ses souvenirs.

- Hé mec ! Pourquoi tailleur hein ? T’as des trucs tellement plus classe, comme faire des armes ou faire partir de l’armée, comme ta frangine ! On pensait tous que t’allais la suivre.
Ses amis se mettent à rire gentiment, tous conscient de cette admiration sans borne que Reto vouait à sa sœur. Celui-ci haussa simplement les épaules, réajustant ses cheveux avec un air distrait.
- Justement, j’ai pas envie d’me retrouver sous ses ordres, puis à être tailleur j’peux approcher un nombre incalculable de nana, c’est l’bon plan ! Puis, avouez. J’suis doué.
Il se marre à son tour devant l’air envieux des autres adolescents qui finissent par hocher la tête pour acquiescer ses dires, hilares.

Une innocence enfantine. Des garçons se prenant pour des hommes mais qui sont bien loin du compte. L’année suivant cette discussion, l’année de ses quinze ans, tout changea. Ses aspirations, ses rêves, la vision de son avenir, sa vie.

Grande sœur,

Le temps s’est écoulé depuis que tu n’es plus là et, jusqu’à aujourd’hui, je n’ai jamais réussi à venir te voir. J’en suis désolé, si tu savais … Désolé de ne pas être venu plus tôt, de ne pas avoir été là pour te sauver de la mort.
En venant ici, sur la tombe qui est la tienne, je me suis fait la promesse de t’avouer mon plus grand secret. Le tabou de ma vie, ce que je garderais en moi à jamais.
Toutes ces années, je n’ai jamais cessé de t’aimais. Non pas d’un amour fraternel mais d’un amour interdit, d’un amour malsain qui fait naître la jalousie, la possessivité et le désir. J’ai tant eu honte de moi. Tu es ma sœur, mon sang, ma famille et mon premier amour. Au début ce n’était qu’une simple admiration, tu étais si parfaite. Ta force, ton sourire, ta joie de vivre, ta sensibilité, ce caractère têtu et adorable … Tu étais mon modèle puis tu es devenue celle qui comptait le plus pour moi.
Mon seul souhait était de te voir heureuse mais le destin en a décidé autrement. Il a fait de toi un esprit voguant vers les cieux et de moi l’homme le plus malheureux. Et les dieux seuls savent à quel point j’aurais voulu mourir à ta place …
Aujourd’hui, j’ai remonté la pente, j’ai arrêté de me morfondre sans cesse, je me suis motivé et j’ai repris ma vie, j’ai tenté d’en faire quelque chose de respectable. Je possède à présent ma propre boutique où j’y vends mes créations, ces vêtements que j’ai arrêté de créer seulement pour toi après toutes ces années à pleurer ta mort.
Je pense que je vais simplement aller de l’avant, poursuivre ma vie et la vivre à fond, comme tu m’as toujours encouragé à le faire. J’espère que toi, là où tu te trouves, tu es heureuse.
Je te dis au revoir, sache que jamais je ne t’oublierais.
Je t’aime, bien trop fort.

R.

Le frottement du papier contre sa main est aussi douloureux que les mots qu’il vient de lire à haute voix, entouré du silence et de la solitude du cimetière bien trop peuplé de tombe et de défunt. Sa gorge lui fait mal alors que durant toutes ces paroles il a retenu des sanglots. C’est un adieu, en bonne et due forme. Un adieu tardif et difficile mais qui était nécessaire. Avec douceur, l’homme dépose la lettre sur la tombe faite de pierre ainsi que d’une stèle gravée et joliment décorée, une stèle qui caresse du bout des doigts comme si à elle seule la présence féminine et rassurante pouvait refaire surface. Voilà dix ans que s’est arrivé, le deuil avait été long et compliqué, lui qui n’avait vécu qu’à travers elle, dans le reflet de son regard aimant ainsi que de l’amour fraternel sans borne qu’elle lui offrait chaque jour. Avant de venir lui rendre cette ultime visite, il tenait absolument à se montrer digne de ses attentes, digne de ce qu’elle avait été de son vivant. Il avait appris à vivre par lui-même, à retrouver le sourire, à grandir sans elle. Il avait voulu être un homme digne d’elle sans vraiment y parvenir, ne restant après tout que son petit frère. Et quand bien même le chemin avait été difficile, il ne s’en sortait pas si mal.
Un faible sourire étira ses lèvres alors qu’il regarde une dernière fois là où elle reposera à jamais avant de s’en détourner, quittant de ses yeux la stèle aux inscriptions basique mais déchirante au doux nom de Stella Cieran, fille rêvée et sœur dévouée.

Reto ne tourne pas le dos à son passé mais à la douleur qui pendant plus de dix ans lui a tenu compagnie.
Il ne tourne pas le dos à ses sentiments, il les accepte juste, il n’en a plus peur et les garde en lui comme le plus précieux des trésors, comme la preuve de son existence.
Et quand bien même il soit doucement tordu, rempli de côté malsain et d’un amour honteux, il marche fièrement vers la sortie, prêt à garder sa vie en main malgré les embuches, les déceptions, les blessures, persuader qu’une lumière bien plus forte que les ténèbres existe en ce bas monde.


Particularités;

Il adore l'Hydromel
Ne JAMAIS toucher sa banane ! Sinon ... Vous ne serez plus là pour la voir.
C'est un métis, un père boréen et une mère austrienne
Son rêve ? Vivre simplement.


Et toi, bibi, tu nous viens d'où, comme ça? <3;

Hm. On me surnomme souvent Suricate, je vous laisse imaginer la tronche que je dois avoir. Esprit tordu de 22 ans, passionné par bien trop de chose. L'écriture prend surement un peu trop de place dans ma vie et bouffe mon temps libre. J'étudie, je bosse, j'ai des rêves, je suis presque normal quoi  :huhu:
Je dois vous dire que votre forum m'a bluffé. Super design, et un contexte et background hyper complet, il m'a fallut la soirée et une partie de la nuit pour tout bien pigé et tout lire - un peu lent de compréhension, je vous l'accorde - et je suis tombé raide dingue de l'univers !
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W. Enya Rhosyn
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Mar 20 Sep - 18:34
AAAH BIENVENUE SUR VERDANDI, PATATE D'AMOUR. :luv:

J'adore déjà ton personnage :**: J'ai vraiment envie de le voir en jeu! En plus, on a grave besoin de boréens, alors ça fait plaisir!

J'ai juste un petit hic pour le pouvoir ; je ne sais pas si le contrôle de la gravité est réellement un élément qui serait sous le contrôle d'Echo. Nous n'avons pas vraiment mis cet élément sous le contrôle d'un Esprit en particulier, je te l'accorde; et, de ce fait, Dawn et moi devrons débattre =O

BREF. Si tu as des questions, n'hésite pas! :superman:
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Boreas
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Mar 20 Sep - 22:37
MERCI ! What a Face

J'suis content de voir qu'il plait même si j'ai dis que trop peu de choses sur lui pour le moment °^°
Les boréens ont la classe, c'comme des rebelles qui se dresse face à une dictature qui n'a pas lieu d'être, je ne comprend pas pourquoi il y a si peu de monde.
Vous allez voir, j'vais tout donner 8D

Après, pour le pouvoir, je pensais que ça pouvait correspondre, étant donné que en soit la gravité prend place dans l'air, sans air la gravité ne peut exister, il me semble ... Fin j'suis partis de c'te logique là.
Vous m'faites douter du coup -o-
J'attends votre décision du coup avant de faire quoi que ce soit !


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Mer 21 Sep - 17:44
Je te reviens aussi vite que je peux <3<3

Alors, après discussion avec Dawn (son ordinateur est mort, rip), nous en avons convenu qu'en fait, la gravité serait probablement plus avec Tendaji (considérant que l'espace peut définir la masse et la largeur d'un objet, etc.)

Si tu as d'autres questions, n'hésite pas! Je tenterai d'aller sur la CB pendant mon cours 8)
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Sudri
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Mer 21 Sep - 20:23
Bienvenue !!! Ton personnage a l'air cool, j'ai hâte d'en savoir plus !

(Et par contre, la gravité n'a rien à voir avec l'air ! D: Sacrilège ! #étudianteenphysiquequifaitsarabatjoie)
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Boreas
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Jeu 22 Sep - 13:44
Merci beaucoup, je viens de le changer du coup !

Et désolé pour mon erreur qui mérite, à en croire Elyos, un châtiment divin !
Mais je n'me laisserais pas faire 8D


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Administratrice - Reine de Sudri
H. Dawn von Mattsen
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« Trop longtemps qu&#39;j&#39;me dégoûte, fallait bien qu&#39;t&#39;en payes le prix » Bénédiction : Maho
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Profession : Reine de Sudri
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Ven 23 Sep - 22:57
BIENVENUE.
Mon pc est mort oui, je me bats avec la technologie en ce moment c'est incroyable. Du coup, c'est moi qui te validerai (normalement, demain j'ai un ordinateur, prie pour moi) et j'ai hââââte ! :**:

Bon courage pour la fin de ta fiche !


Spoiler:
 

MERCI. ♥
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Boreas
avatar
Bénédiction : Tendaji
Âge du personnage : 26 ans
Profession : Tailleur
Orientation sexuelle : Bisexuel
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Lun 26 Sep - 22:13
Merci pour l'accueil °^° !

Je viens de terminer ma fiche !
J'espère qu'elle ira, qu'il n'y a pas trop de faute, tout ça ...
Je sais que dans l'histoire je parle d'un sujet un peu spécial ... Je pourrais comprendre que cela dérange, c'est la première fois que je m'aventure sur ce genre de terrain.


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Austri
avatar
Bénédiction : Amaranth
Âge du personnage : 26 ans
Profession : Professeur d'histoire à l'Université et écrivain sous pseudonyme
Orientation sexuelle : Pas toi.
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 26 Sep - 22:18
Bienvenuuue sur le forum ! :D
Au plaisir de te voir validé %D
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Administratrice - Reine de Sudri
H. Dawn von Mattsen
Administratrice - Reine de Sudri
avatar
« Trop longtemps qu&#39;j&#39;me dégoûte, fallait bien qu&#39;t&#39;en payes le prix » Bénédiction : Maho
Âge du personnage : 28 ans
Profession : Reine de Sudri
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 28 Sep - 9:57
VALIDATION ♥


c parféééééééééé


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