• Bienvenue sur le continent de Midgard et ses cinq grandes nations. Les deux nations mères : Aosí, la nation qui règne en maître sur toutes les autres, dirigée par un Chancelier, pro-technologie, puis Boreas, son ennemie numéro 1 qui lui est en tout point antithétique et prône la magie dans son absolu. Les trois nations inférieures : Nordri, qui prend - soumise - parti pour Aosí, dirigée par un conseil de Järls, Austri, neutre et sous le joug d'une famille Impériale proche de son peuple... SUITE?
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Hermina Elysium — Minærve [An 490]
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Sophae
Bénédiction : Amaranth
Âge du personnage : 99 ans en paraît 40
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Orientation sexuelle : Principalement hétérosexuelle
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Lun 23 Mai - 21:31

Acculée à la corniche du balcon qui donnait face aux terres qui s’étendaient à perte vue derrière la passerelle de Demès. Owena discutait avec sa dernière fille qui parcourait encore ces terres désolées par le temps et par les actions des hommes. La pluie et le beau temps voilà de quoi parlait la Dame Vakha avec un air absent. Une légère inspiration soulevait sa poitrine avant de retomber. A chaque instant des pensées parcouraient son esprit, de long en large, cherchant des réponses à des questions encore suspendues aux lèvres. Mais une certitude restait gravée dans le cœur de la Sophae. Ce monde n’était fait que de fantôme qui tomberait encore et encore. Mais par moment, Owena se demandait combien de fois elle verrait ses hommes et femmes sombrer dans la folie du temps, tandis qu’elle observerait toute cette folie d’un œil inquisiteur à l’abri des bras de l’Amaranth.

Un peu plus au loin, protégée de la chaleur humide et étouffante de la région, une voix fluette s’élever dans les airs. Appelant et s’époumonant d’un seul et unique mot « mère ». Ce n’était pas pour Owena que ce message était adressé, mais à sa fille, Hesella qui se retournée pour laisser sa plus jeune fille la rejoindre. S’abaissant à demi-mesure pour déposer un baiser sur son front lisse et exempt de toute inquiétude. Une agitation qui trouvait sa raison dans la confection de sa nouvelle robe à l’occasion de la fête de l’Hermina. Owena se retournait et détaillait l’ouvrage, affichant un prompt sourire sur ses lippes, en voyant la chair de sa chair grandir et vivre une vie paisible. Elle s’approchait d’elle et déposait sa tact sur le haut de son crâne pour y donner de l’affection.

— Allez chercher vos sœurs. Nous ne pouvons nous mettre en retard.

Aussitôt que ses paroles c’étaient envolé dans le ciel, le visage de la Sophae redevenait imperturbable. L’enfant acquiesça et se retourna dans les méandres de la demeure à la recherche de ses comparses. Détournant le regard, pour poser ses yeux sur la silhouette de sa fille plus travaillé par le temps que sa propre mère, elle lui demandait d’en faire autant que sa petite fille. En tant que matriarche, Owena avait tendance à mener sa famille d’une main de fer dans un gant de velours. Ce qui avait pour conséquence d’exaspérer ses enfants. Tous étaient mis sur un même pied d’égalité. Malgré tout, Hesella acquiesça à son tour, et disparu, laissant Dame Owena seule dans la pièce. Elle restait un temps ainsi, écoutant le bruit du vent qui parvenait de par le balcon, laissant les rideaux chanter. Si elle restait ainsi pendant un certains temps, la Sophae serait sure de revivre les souvenirs du passé, quand les fantômes qui l’avaient quitté marché encore à ses côtés.

S’avançant vers la table qui trônait au milieu de la pièce, Owena posait ses mains sur le dossier de la chaise attribué au maître de maison. A l’endroit même où son époux prenait place. Le vent se leva vivement et faisait battre à la chamade les tentures qui se trouvait à l’orée des fenêtres. Allant même jusqu’à mouvoir les longs pans émeraude qui recouvrait les bras de la femme. Avant de voir des papiers virevolter dans la pièce, elle allait barrer la route au vent qui donner l’impression de vouloir ravager les souvenirs d’une très longue vie. Ainsi la tempête s’éteignait laissant son dernier souffle s’abattre sur le front de la Sophea lui dégageant le front, avant de retomber lourdement sur ses épaules. Remontant de sa main droite la jupe de sa robe, Owena se retournait pour tourner le dos au paysage qu’elle observait il y a peu. D’un pas sec et lent elle quittait à son tour la pièce pour rejoindre sa convive.

La Dame s’arrêtait devant une lourde porte et abattait doucement le revers de sa main contre sa surface. Laissant un doux toquâmes raisonner et s’éteindre quand l’action était fini. Sa voix s’éclaircissait et s’évapora de ses lèvres parlant à une entité bien enfouit à l’abri de ses murs.

— L’heure est venue, Ciallmhar.



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Minærve J. Hyrökkin
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Mar 24 Mai - 0:00
La Ciallmhar venait à voyager à de nombreuses occasions, majoritairement à des fins diplomatiques, pour des situations qui nécéssitaient d’être réglées en personne et non pas par missive.  Minærve c’était déplacée non pas pour conclure des accords, mais pour assister à la grande journée d’Hermia et rendre visite à une femme affublée d’une tare semblable à la sienne ; Owena Chantrea.  Sans être bénies par la même déesse, elle possédait néanmoins la fabuleuse capacité de conserver leur jeunesse, de vivre éternellement.  Toutes les deux se connaissaient depuis fort fort longtemps, et le visage immuable d’aucune d’elle avait changé depuis.  

Installée confortablement, un plateau sur les jambes, Minærve rédigeait une lettre.  Elle se devait de trainer avec elle quelques tâches à faire.  Son absence d’Aleph n’était pas un synonyme de vacances -un peu quand même- et elle se devait de demeure accessible et attentive.  La porte résonna et Minærve se leva, ses longues jambes la portèrent jusqu’à la Sophea, ouvrant la lourde porte qui les séparait.  

    - Je suis à vous, Sophae.
 
La conseillère retourna d’où elle était venue et entreprit de ranger soigneusement ce qu’elle faisait.  Elle remit les papiers dans des portes-documents ornés puis dans la malle qu’elle avait amené avec elle lors du voyage.  La dame revint vers sa semblable et quitta sa chambre pour l’accompagner.  

    - Je crois qu’il s’agit de la première fois que j’assiste à la fête d’Hermia sous le règne de Elysium.  

Elle croyait ?  Non, elle savait.  Minærve était loin de se présente à chaque année, mais la Merveilleuse était, comme son nom le sous-entendait, absolument fabuleuse et il était un plaisir de pouvoir s’y rendre.  Aujourd’hui, elle serait accompagnée de sa fille, celle qui la suivait à la trace dans le but de devenir Ciallmar à son tour.  Artæmisia avait, pour l’occasion, revêtie une robe typiquement boréenne.  Elle tournoyait sur elle-même en regardant le tissu éclatant, très heureuse de ses nouveaux atours.  Elle se trouvait avec d’autres petites-filles, celles d’Owena, en qui elle avait vu des amies.  

Quand elle vit apparaitre sa mère, elle vint lui montrer sa jolie robe.  La Ciallmhar sourit.  Étonnamment, elle n’était pas très douée avec les enfants, pas même les siens.  Elle gardait avec eux une relation cordiales, amicales, mais légèrement distante.  Néanmoins, comme il s’agissait d’une journée spéciale et que Artæmsia vint serrer ses bras autour d’elle, Minærve décida de la prendre dans ses bras et de la porter un moment.  
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Sophae
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Mar 24 Mai - 4:51

D’un œil circonspect, la Dame observait la scène qui se découvrait à porte ouverte. Laissant une intimité naturelle d’une relation mère fille se montrer au grand jour avec une certaine pudeur et retenue. Désirant laisser un minimum d’intimité, Owena s’effaça de l’encadrement de la porte pour laisser seulement son ombre se découper comme une chimère inconnue mi-terrifiante mi-reposante. La Sophae fermait la marche les mains jointent devant elle, écoutant d’une oreille attentive la discutions qui se profilait devant. Son regard s’abaissait pour voir Artæmsia, la dernière des enfants de la Ciallmhar. Acquiesçant imperceptiblement elle répondait à ces propos.

— Vous avez raison. Votre dernière participation, remonte déjà au prédécesseur d’Hermina Elysium. Ainsi vous pourrez observer les statues qui ont édifiés à son effigie.

Le chemin du hall se dessinait à mesure que les pas traversaient les corridors. Arrivant devant le grand escalier, Owena voyait les siens. Fils et filles, accompagner de leurs enfants et ceux de ceux qui les avaient quittés et la nouvelle génération était déjà présente. D’ici une petite décennie une nouvelle serait en marche. Ainsi de suite, le temps ne s’arrêtait pas pour autrui, la loi d’Amaranth était impitoyable sur ce point-là, sauf pour les deux matriarches qui défié toutes les lois. Owena s’arrêta en haut de l’escalier et les observas un à un. Marquant leur visage dans sa mémoire, gardant au fond de son cœur leur essence.

Sa main se posait sur la rambarde, soulevant légèrement sa jupe, la Sophea descendait les marches lentement. Lorsque son talon toucha le sol ferme qui s’étendait jusqu’à la porte d’entrée. Elle jugea de la tenue des enfants présents. S’arrêtant devant chacun d’entre eux, un épi qui se formait, une broche mal mise ou bien un col mal mit elle ne laissait rien passé. L’apparence de la famille était importante. Tout était important lorsque l’on portait un nom illustre. Ce n’était que lorsque tout était parfait à ses yeux quels les autorisés à quitter la demeure pour rejoindre l’événement.

— Excusez-moi pour le retard, mais vous devez avoir également l’habitude des préparations nombreuses pour sortir.

Une excuse glissait à la volée prête à disparaître tout aussi rapidement que la présence de la matriarche en ses lieux. Guidant les deux étrangers vers l’extérieur, elle marchait d’un pas lent et régulier sur l’allée. Owena avait toujours du temps et trouvait que rien ne valait de se presser. Ses sens étaient interpellées de toutes parts, sa vue et son odorat étaient harcelés de couleurs et senteur. Parfois agréable, parfois non. Elle se disait même qu’après l’effervescence de ses longues journées qui se préparer une retraite loin de tout dans sa maison de campagne serait l’idéal. Elle irait même peut-être chasser.

— Je me demandais, votre nièce s’habitue-t-elle au mode de vie Boreen ?

Owena possédait que peu de sujet de conversation dans le domaine du personnelle. Trouvant l’idée de s’ouvrir au autre surfaite, surtout lorsque comme elle,  on avait l’impression de côtoyer des fantômes à longueur de journée. Si bien que ses propos revenaient le plus souvent dans le domaine du professionnel. Même si elle connaissait depuis longtemps la Ciallmhar, elle ne pouvait pas s’en empêcher de revêtir ce masque glacial.



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Minærve J. Hyrökkin
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Jeu 26 Mai - 23:00
De grandes statues d’Elysium, aux côtés des autres Hermia. À chaque année et ce, depuis toujours, elles s’élevaient sur la place et tous pouvaient les admirer. Artæmisia gigotait dans les bras de sa mère, à la fois excitée d’aller voir les grandes dames et contente qu’on lui donne de l’affection. En effet, Minærve n’était pas très câline, très peu démonstrative à l’intention de ses enfants. Protective, certes, mais maternelle par devoir plutôt que par instinct.

Lorsqu’elles atteignirent le bas des marches, la Ciallmhar laissa glisser l’enfant qui alla rejoindre ses nouveaux amis. Owena fit sa matriarche parfaite, passant au peigne fin chacun des membres de sa descendance. Si, en apparence, les deux dames se ressemblaient, la Sophae se montrait largement plus rigide, et droite. Minærve au contraire, était détachée. Elle était le fantôme au sein de sa famille, l’ombre qui fut et qui sera toujours présente. Si sa propre vie était régie par un code de conduite, une droiture à préserver et des exigeances élevées, elle se permettait parfois un écart. Une fois adulte, ses enfants étaient également en droit de vivre leur vie comme bon leur semblait. Orcus retournée à Nordri, Væsta ayant étudié la magie à Boréas pour ensuite tenter sa chance dans les rangs des Ivoldur.

Néanmoins, tout comme Owena, Minærve n’était pas une femme pressée. Elle marchait lentement, avec tout le temps de la vie devant elle. L’imortalité était un cadeau, et un farceau. Bientôt, elle ne tarderait pas à voir les membres de sa famille dépérir puis mourir. Cependant, elle n’y pensait pas, elle arrivait difficilement à prévoir ce qu’elle serait à ce moment là. Juste un peu plus âgée, mais avec un visage inchangé.

    - Je n’en doute pas une seconde, c’est une petite fille forte. Grandir hors des murs d’Aleph sera un atout, le moment venu.


Le moment de la guerres des héritiers, dans vingt ou trente ans, peut-être. Iota avait la chance d’évoluer dans une ambiance différente, d’un point de vue autre que celui de l’héritier austrien moyen. Pour le moment, Ulsan faisait encore ses preuves mais il était prometteur. Lui, davantage que sa mère, savait tenir et améliorer Austri, Minærve ne pouvait que le soutenir dans ses idées ainsi que ses décisions.

La petite Artæmisia se rapprocha de sa figure maternelle, encore toute enjouée. Elle tira sur une manche discrètement et questionna :

    - Allons-nous voir le papa de Væstia ? Elle m’a dit que son papa était Boréen !
    - C’est vrai, mais il a des choses très très importantes à faire.


L’enfant fit la moue un instant et, quelques secondes après, tout fut oublié. Désireuse d’attention, elle se faufila entre Owena et sa mère, se trouvant maintenant très importante à marcher au même niveau que les deux grandes dames.
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Sophae
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Jeu 2 Juin - 21:25

La Sophae réfléchissait aux paroles énoncé par la Ciallmhar, connaissant les us et coutumes de ce peuple et par quel moyen le trône revenait à un héritier contrairement aux autres qui n’avait le droit bien souvent qu’à un destin funèbre. Owena inclinait la tête, se demandant parmi les héritiers présents lequel accèderait au pouvoir, mais aussi quand cela arriverait-il. C’était ainsi perdue dans les méandres de son esprit qu’elle venait à délivrer ses palabres.

— Que le moment venu, n’arrive pas trop vite alors.

Tous autant qu’ils étaient, les héritiers n’étaient que des enfants, et il n’y avait qu’à voir l’histoire des hommes pour ce rendre compte qu’un enfant qui gouverne est un glas amenant peine et désolation. Certaine chose n’était pas à la portée de tous et le trône d’un pays en faisait partie. Être gouverné par un enfant qui n’a pas la même sagesse qu’un adulte et dont les pensées sont bien souvent distraite. Oui, il faudrait attendre avant que la passation ce fasse. C’est ainsi qu’en sortant de ses pensées elle remarquait qu’une invitée de petite taille c’était invité au cortège. Observant, alors la jeune enfant du coin de l’œil, Owena remontait vers sa mère.

— Les activités qui rythment la vie des Boréens ne reprennent pas tout de suite après les trois jours de festivités de l’Hermina. Si vous désirez rendre visite à des personnes vous devriez profiter de cette période de latence.

Expliquait-elle ainsi, donnant quelques informations et ne cherchant pas à s’immiscer dans la vie personnelle de son invitée. Car elle-même n’aimerait pas qu’on la questionne sur ce sujet-là. La foule et ses bruits remplissent de vie et d’énergie festive, les couleurs et les odeurs enivraient l’air. Les tentes dégorgées déjà de visages aux sourires gravés sur leurs lippes. La musique raisonnée comme un tambour. Et pour se faire entendre la Sophae eu été obligé de se rapprocher de son interlocutrice et d’élever la voix, mais sans pour être autant entrain de crier.

— Comptez-vous allonger votre séjour à Boreas après la fête de l’Hermina ?

Une question simplette de politesse et de curiosité. Qui selon la réponse de la femme pourrait se voir offrir une invitation pour quelque chose de plus intimiste et où les discussions pourraient être plus simple et amener à des langues à se délier.



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Minærve J. Hyrökkin
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Dim 12 Juin - 17:52
Que le moment venu n’arrive pas trop vite, et que la bonne personne accède au thrône. Pour suivre les traces d’Ulsan, pour élever Austri parmi les grandes nations, qu’elle se démarque et se distingue. Et si le moment devait arriver trop vite, ce serait la catastrophe. Un enfant n’était pas fait pour régner et ce, peu importe la contrée. Les enfants sont naïfs, corruptibles et capricieux.

Minærve continuait à suivre le groupe, reconnaissant plus ou moins les rues de la cité dans cette agitation festive. Parfois, elle baissait les yeux pour s’assurer que sa fille ne se soit pas égarée, ou du moins, pas trop loin. Petite enfant curieuse, il serait facile de la perdre dans la foule et tout le monde à Boréas ne saurait distinguer une Hyrrökin aussi bien qu’à Austri. Néanmoins, Minærve était loin d’être la mère la plus dure et carrée. Si elle exigeait le meilleur chez ses enfants, elle les laissait vagabonder, courir, grimper aux arbres avec un laxisme incroyable. Ils grandissaient de manière indépendantes, avec les joies et les blessures. Et puis, malgré son excitation, Artæmisia n’irait pas très loin, ou finirait pas retrouver sa mère.

Les bruits et les odeurs émergeaient, c’était la fête. Minærve affichait un sourire amusé, elle eut même un regard vers la foule qui commençait à se faire dense. Un regard qui croisa celui d’une autre jeune femme. Son visage revint vers son ainée -ou l’ainée de tout le monde- et la Ciallmharr marqua une courte pause pour réfléchir.

    - Pour un moment, sans doute.

Finitait-elle par répondre. Elle ignorait combien de temps elle resterait. Pas trop, sans doute. Il ne fallait pas délaisser le rôle si important de Ciallmharr de côté. Et elle ne ferait pas venir ses papiers pour ensuite retourner dans la capitale deux jours après. Minærve aimait bien la cité de Demès, toute cette magie qui y régnait. Elle tendit une main, tapotant la tête de sa fille pour l’empêcher de s’en aller trop loin. Elle pencha la tête vers Owena.

    - Puis-je compter sur vous pour héberger Artæmisia et moi lors de notre visite ? D'ailleurs, vers où nous dirigons-nous, présentement ?

Minærve étira le cou, sa grande taille lui permettait de voir un peu plus loin, au-dessus de la foule.
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Sophae
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Sam 3 Sep - 20:32

La chasse est à la fois un sport, un art et une science. Les pupilles levées en direction du soleil aveuglant, Owena arrivait à dire l’heure qu’il était, avec une précision effarante. Nombre de néophyte se repéré avec l’ombrage que pouvait produire la végétation, oubliant que beaucoup de chose pouvait interférer l’ombrage, tel qu’un ciel sinueux. En observant la position du soleil dans le ciel, elle comprenait que l’édification de la statue de l’Hermina aurait lieu dans peu temps. Ne désirant point faire d’impers en face de la représentation symbolique de sa souveraine, la Sophae accéléra son petit pas d’habitude si calme et si tranquille. Pour la voix de son invité, à qui elle était l’obligée, elle ralenti et se retourna, en se rendant compte qu’elle était plus avancé que cette dernière.

— Bien entendu. Notre demeure et celle de nos descendants vous sont ouverte Ciallmhar pour la durée de votre visite.

Quelque soit les envies ou désires d’Owena, elle devait les mettre en sourdine la plus part du temps. Bien que les autres humains soient des fantômes à ses yeux, la future centaine comprenait l’importance que voulait dire la royauté, un royaume, et ses habitants. Les hommes avaient cette sale tendance à laisser aller leur courroux pour des bêtises qui serait vite oublié. Et cela était d’autant plus vrai, lorsqu’il s’agissait de politique étrangère.

— Nous, nous rendons sur l’estrade où le banquet des dignitaires sera servit. Ainsi, nous assisterons au début de la fête, en compagnie d’un repas et des discutions des autres personnalités présentes. Par la suite, nous pourrions nous promener et visiter des tentes.

Owena marqua un temps d’arrêt, les mains jointes l’une sur l’autre au niveau de son abdomen. Attendant de voir une réaction se lire sur le faciès de Minærve.

— Cela vous conviendrait-il ?



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Minærve J. Hyrökkin
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Dim 2 Oct - 18:00
Minaerve possédait de longues jambes, mais pas la petite fille qui trainait autour d’elle. Celle-ci entravait sa marche, à la fois lorsqu’elle s’agrippait à la robe de sa mère pour ne pas être bousculée et quand elle repérait quelque chose qui l’intéressait et devait être retenue. Au moment où elle réussit à rejoindre la Sophae, Artaemisia trébucha, tombant à genoux au sol. Secouée, elle se mit à sangloter. Son jeune âge faisait d’elle une enfant fragile, ou du moins qui se croyait fragile. Minaerve regarda la fillette, fronçant les sourcils. Elle ne l’entendait pas chouiner mais le sursaut de ses épaules laissaient deviner le pire.

    - Lève-toi.

Fit-elle froidement. Ce n’était pas le premier de ses enfants à tomber par terre, et elle ne serait pas la première à ne pas se relever non plus. La Ciallmharr répéta sa requête, sur un ton plus fort au cas où Artaemisia ne l’aurait pas entendue. Cette fois-ci, la jeune Hyrrokin tourna la tête, regardant sa mère, les yeux pleins de larmes. D’un hochement de menton, Minaerve l’incita à se relever et à ne pas continuer à sangloter. Ce qu’elle fit, réalisant peu à peu qu’on ne lui accorderait pas d’attention pour cela, qu’elle n’avait besoin de personne pour la relever.

    - Tu vois, t’as même pas une égratignure.

Ajouta la mère en pointant les genoux de sa fille. Celle-ci se courba en deux pour se regarder, et ne put que lui donner raison. Soucieuse de ne pas tomber a nouveau, elle demeura accroché à l’adulte. Plus jamais le sol ne la ferait tomber !
Minaerve, quant à elle, tendait l’oreille à son amie, acquiesça.

    - Parfait ! Je vous suis.

Minaerve avait bien hâte d’attaquer la nourriture traditionnelle de Boreas. Des mets qui goutaient magiques ! Bien sûr, elle parlerait avec les autres personnalités présentes, c’était même une des raisons principales de sa venue, en tant que représentante d’Austri, mais le repas lui faisait énormément envie.
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Sophae
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Dim 2 Oct - 23:59

Ce fut d’un regard égaré qu’Owena entrapercevait la fin de la scène, observant le regard de la petite Artæmisia, le visage à la fois blême et rouge et ses yeux où une lueur de douleur voulait y crier leur existence à travers des pleurs. Comme n’importe quelle réaction d’un enfant face à une douleur. Qu’elle soit réelle ou non. La Sophae cligna des yeux rapidement, acquiesçant à la remarque de son invitée qu’elle avait écoutée d’une oreille plus que distraite. Par pure automatisme, la presque centenaire, glissa une palabre, tel qu’un d’accord ou bien tout autre synonyme pouvait s’y approcher. Reprenant le peu de chemin qui restait à faire, Owena glissa un regard à sa fille, Hesella, la personne chez qui tout ceux n’étant pas de la région y logeaient. A travers ce simple regard, et comme la matriarche avait l’habitude, elle arrivait à faire comprendre ses attentions. Un bien fait, action utile, qu’elle avait apprit à mettre en place avec les siens. La chair de sa chair et le sang de son sang. C’était ainsi qu’elle abandonnait quelques instant son époux et ses enfants pour venir la rejoindre. Des lors qu’elle était à sa portée la vieille femme, tourna la tête dans sa direction, pour aller à entreprendre une rapide discutions afin d’obtenir quelque chose de sa part.

— Hesella, je désire que vous aillez me cherche Eglerion, j’ai une mission pour lui.

— Bien entendue mère. Mais…

— Mais ?

— S’il venait à refuser ?

— Dans ce cas-là fait lui comprendre que cela fait partie de son éducation s’il veut travailler à mes côtés.

— Il en sera fait ainsi alors.

— Et je crois que cette mission pourrait lui plaire…

— J’en prends note.

Sans piper autre mot, elle disparut pour partir à la recherche de l’intéresser, tandis qu’Owena jetait un dernier coup d’œil à la jeune fille qui les accompagnait. Elle n’était pas la plus jeune des enfants présents à la fête, puisqu’il y avait encore des nourrissons parmi la fratrie à la matriarche. Mais elle se doutait que du haut de son jeune âge, être en compagnie pouvait transformer une simple heure en une année entière. Et ce n’était pas ses éventuels agissement qui pourrait permettre d’établir des discutions importantes entre les deux diplômâtes. Sans tarder, Hesella revenait vers sa mère avec à ses côtés un fringuant jeune adolescent âgé d’à peine une douzaine d’année. L’air de famille avec son aïeule était frappant, tout deux avaient le visage long, et un nez fort marqué, malgré tout, comme Owena à son âge, le garçonnet à la chevelure bouclé et sombre comme la nuit, ne laisserait pas de doute qu’en grandissant il deviendrait un bel homme, non pas à cause de son visage parfait — car il ne l’était pas — mais à cause du charisme qu’il possédait. Se présentant d’abord à Minærve ainsi qu’à sa fille, puis à Owena, en effectuant une légère révérence, avec un sourire mal dissimuler, où l’on pouvait le lire dans ses yeux bleus. Malgré toute sa bonne humeur, Owena ne réagit pas, elle savait pertinemment qu’un enfant n’arborait pas un tel sourire pour effectuer une mission. Et en le détaillant de la tête au pied, elle comprit qu’Eglerion adorait faire le paon dans son nouveau costume fraichement cousu, arborant le blason de la famille des Chantrea. Mais il déchantera rapidement, tout comme ses parents, en voyant que d’ici quelques temps, il ne pourra plus porter sa belle parure vu à la vitesse qu’il grandissait.

— Bonjour à vous mesdames.

— Bien le bonjour à vous aussi Eglerion.

Elle ne dit plus mot à son égard et lui fait comprendre par l’absence d’un regard qu’il doit attendre avant de prendre à nouveau la parole. Tendant la main en sa direction, il leva son pied, ne sachant trop quoi faire, puis il s’approcha de son arrière grand-mère, laquelle déposa délicatement sa main sur son épaule. Portant son attention sur Minærve, elle lui adressa la parole.

— Que diriez-vous de laissez les enfants déjeuner et jouer ensemble, afin qu’il n’est pas à subir nos discutions qui doivent leur sembler ennuyante du haut de leur jeune âge. Je suis sur qu’Eglerion se ferait un plaisir à tenir compagnie à Artæmisa et lui apprendra peut-être quelques jeux Boréens.

Owena attendrait alors la réponse, et quelque que soit la décision prise par la Ciallmhar, il ne leur suffirait plus qu’à monter les quelques marches qui se dessinait dans le sillage pour atteindre l’estrade et prendre part au repas pour célébré l’Hermina.



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Minærve J. Hyrökkin
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Ven 14 Oct - 3:26
Artaemisia finit par se consoler, essuyer ses larmes, ses yeux perdant leur rougeur et redevenant plein d’énergie. Un jeune garçon apparut devant sa mère et elle. Un peu plus vieux que l’enfant, un visage encore rond d’innocence. Minaerve hocha la tête lorsqu’il se présenta, déclinant à son tour son identité ainsi que celui de sa fille. Le garçon était charmant, portait bien les habits familiaux -à côté de Minaerve qui portait une tenue plus chaude pour le climat Boréen, mais gardait des accessoires dignes d’Austri. Artaemisia, quant à elle, se fondait dans la masse, elle pouvait presque passer pour une enfant d’Owena.

Quand la petite fille leva la tête vers sa mère pour savoir si elle pouvait aller jouer avec le jeune garçon, Minaerve avec ses mains sur la taille et la regardait déjà. Artaemisia n’était pas là par plaisir, mais bien pour apprendre. La diplomate avait de grands projets pour l’enfant, celle d’en faire son héritière pendant que elle… Eh bien, peut-être prendra-t-elle des vacances, ou bien deviendra-t-elle la toute nouvelle Ciallmharr doyenne, quelque chose dans le genre. Il était encore trop tôt pour y penser, Minaerve avait une bonne vingtaine d’années devant elle avant de démissionner de son poste de diplomate Austrienne.
    - Puis-je aller jouer ?


Elle faisait de beaux yeux, elle papillonnait des cils. Juste assez pour être touchante, mais pas suffisamment pour être lourde. D’un mouvement de tête, la mère indiqua à Artaemisia qu’elle pouvait disposer. Ah ! Les gamins ! Toujours envie de se désister, n’est-ce pas ? La fillette, guidée par Eglerion -les Boréens avaient de drôles de noms- abandonna les adultes et partie…. Découvrir de nouveaux jeux de la région ! Minaerve rejoignit la matriarche, la suivit pour monter les marches restantes pour monter à l’estrade. Du haut de celle-ci, la Ciallmharr s’accorda un instant pour jeter un coup d’oeil en contrebas, la population qui s’entassait pour célébrer la nouvelle Hermia. Il n’y avait pas à dire, Boréas était un pays magnifique.

Minaerve salua les autres diplomates et personnes importantes, se présentant proprement, dignement et s’installa à la table aux côtés de sa vieille amie. Certains étaient jeunes, d’autres plus âgés. À les voir, il était certain qu’Owena et elle cumulaient largement plus d’années, la Ciallmharr en était certaine.
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