• Bienvenue sur le continent de Midgard et ses cinq grandes nations. Les deux nations mères : Aosí, la nation qui règne en maître sur toutes les autres, dirigée par un Chancelier, pro-technologie, puis Boreas, son ennemie numéro 1 qui lui est en tout point antithétique et prône la magie dans son absolu. Les trois nations inférieures : Nordri, qui prend - soumise - parti pour Aosí, dirigée par un conseil de Järls, Austri, neutre et sous le joug d'une famille Impériale proche de son peuple... SUITE?
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It's my party and i'll cry if i want to • Octavia
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Dim 10 Avr - 20:47

Octavia

18 ans 3/4
féminin
Bébé
lolz
Austri
Aleph
fabrique des peluches pour les enfants et des mouchoirs pour les adultes.
Perona – One Piece

caractère
Si l'on surnomme Octavia « bébé », ce n'est pas par excès de machisme, c'est, principalement, parce que la jeune fille passe son temps… à s'épancher et pleurnicher. Elle pleure quand elle est triste, quand elle est heureuse, quand elle est en colère, quand elle a peur et même quand elle ressent de la frustration elle pleure. Elle fait pourtant des efforts, vraiment, elle essaie de retenir ses larmes en se mordant la lèvre avec force ou l'intérieur de la bouche, se retient de respirer essaie même de contenir les hoquets de son ventre et les tremblements de ses muscles, mais rien y fait. Elle éclate et s'épanche, les deux mains couvrant son visage et le corps recroquevillé sur elle-même. Elle pleure, elle renifle, toussote, avec force, mais avec pudeur aussi.


Octavia n'aime qu'on la voit pleurer, car elle déteste par dessus-tout qu'on l'appelle Bébé ou pleurnicheuse. Elle déteste cela par dessus-tout car ce qu'elle pleure ce ne sont pas des larmes. Dès que ses sécrétions lacrymales entrent en contact avec l'air celles-ci… se transforment en petites perles rondelettes. Ce sont en réalité des cristaux, du quartz, des choses sans valeurs, même si parfois les plus chanceux peuvent y trouver de véritable perles. Ne pensez pas faire fortune avec ça, car ce sont bien souvent des petits cailloux sans valeur qu'elle récolte et fait tomber. Un don bien ridicule dont elle ne comprend pas réellement pourquoi elle en a été affublé, car celui-ci provoque plutôt chez les autres des crises de rires ou d'agacement.

Même si on lui tapote l'épaule et qu'on l'enjoint à garder courage ou d'économiser ses larmes pour pleurer les épreuves d'Alis, c'est plus fort qu'Octavia. C'est qu'elle a un coeur trop gros pour elle et pour les autres. Qu'elle souffre trop de son empathie, mais aussi des ses propres passions qu'elle a du mal à contenir dans son petit corps. Aussi ses éclats, même perturbés par des larmes, sont souvent intenses. Sa colère est virulente, sa joie est rayonnante, ses coups de frayeurs terribles et sa gêne horrible. Toutes ses émotions se pressent sur son visage et s'y accrochent tant et si bien qu'elle se trouve incapable de feindre ou de mentir. Elle n'oserait pas proférer de mensonge, de toute façon, car sa voix tremble et manque d'assurance et elle finit elle-même par faire éclater la vérité à grand coups de larmes et de reniflement. Octavia est quelqu'un de doux, de beaucoup trop doux, mais ce qu'il y a de pire, c'est sa couardise. Elle préfère se terrer, ramper à terre, se mettre à genoux et laisser pleurer sa dignité sur le sol  plutôt que de défendre ses idées et ses actes. Ce qui fait que son entourage à tendance à se servir d'elle, à faire d'elle le bouc-émissaire parfait, de toute façon, si Alis l'avait « bénit », c'est bien pour une raison, non?

Octavia n'est pourtant pas une petite chose à plaindre ou qui, malgré toutes les épreuves qu'elle traverse, se relève et garde la tête haute. Au contraire, elle trouve un certain confort à ramper et pleurnicher, personne n'attend rien d'elle, personne ne se méfie non plus et il lui suffit de pleurnicher pour qu'on la laisse ramper en paix. Que demander de plus ? Si ça ne tenait qu'à elle, d'ailleurs, elle passerait ses journées à se lamenter, à se recroqueviller et parfois même à compter les nuages dans le ciel, car l'oisiveté et l'inconscience sont autant de qualités qui lui collent à la peau.

Pourtant, sa couardise et ses humeurs précieuses sont des gardes-fous bien efficaces. En effet, à Austri, les sans-travails sont forcés d'aller travailler à l'armée et il faut dire que Octavia ne s'y voit certainement pas. Tenir une lance bien trop lourde pour elle ? Devoir subir les cris des instructeurs ? Avoir les pires corvées de l'univers ? Se faire persécuter par des sans-emplois ? Et si jamais on lui trouvait un talent cachée dans les forces armées, il faudrait qu'elle y travaille et ce, pour toujours ? Jamais, jaaaamais elle ne laissera cela arriver. Ce serait beaucoup trop de travail, beaucoup trop d'épreuves, beaucoup trop de larmes à verser et de cailloux à ramasser ! On dit même que les récalcitrants sont privés de dîner. Quel esprit malade a-t-il bien pu imaginer un tel endroit et instaurer une telle loi ?

Octavia est une peureuse, tout ce qui porte de près ou de loin l'écusson de l'armée impériale lui flanque la frousse. La vraie. Celle qui lui donne envie de vider sa vessie sur les pavés et de hurler en courant ou de courir en hurlant.  Elle a peur aussi des choses soudaines, c'est trop pour son pauvre petit cœur et déteste encore plus les surprises. Même les jolies, qui font bondir les cœurs de joie, car le sien pourrait finir d'arrêter de battre si on la surprend une fois de trop et ça ne peut être que vrai puisque ce sont les anciens de son quartier qui lui disent, en se frottant les genoux calleux. Elle déteste donc toutes ces choses qui font peur comme les bruits sourds et soudains, les chats qui surgissent des murs pour vous sauter dessus, les bruits du tonnerre et la lumière des éclairs, toutes ces choses-là.

On dit qu'Octavia est crédule et quelle n'est pas très maline eeet, c'est vrai. Octavia a tendance à croire tout ce que les autres lui racontent, ou du moins, les autres qui semblent en savoir plus qu'elle, comme ses aînés et les personnes âgées. Elle éprouve d'ailleurs à leur égard du respect mêlé à de la crainte, mais ce n'est pas comme si cette tête de linotte n'avait pas peur de tout et de rien. Elle a arrêté l'école à l'âge de treize ans, ce qui explique peut-être ses limites intellectuelles… Mais pas en totalité. Peut-être parce que dans sa famille, on prenait son ingénuité pour de la bêtise, déjà, que ses questions curieuses, mais tout aussi étranges, semblaient venir d'un esprit limité et simplet et que personne n'a jamais essayé de l'instruire plus que de raison. Il faut dire qu'elle a toujours eu des difficultés à se concentrer sur quelque chose, que les livres qui l'intéressaient avaient de jolies images et ne parlaient pas de ces choses qui fournissent des connaissances cartésiennes. Sa mère aimait à dire que son esprit était plus créatif que logique et que son imagination était peut-être trop fertile pour que son enfant apprennent réellement et ne s'intéresse aux leçons des ses professeurs. Son père, pourtant, voyait la façon dont les lettres s'étiraient dans le désordre en grammaire ou comment elle était incapable de raisonner ou de retenir la moindre table. Peut-être qu'elle est plus bête qu'une autre ou qu'il s'agit plus d'innocence que d'ignorance… Toujours est-il qu'Octavia a besoin de ses doigts pour compter et quand il faut aller au-delà de dix, il lui faut bien quelques minutes pour qu'elle arrive à tout compter dans sa tête. Que son écriture est désastreuse et qu'il faut se demander parfois comment elle arrive à imaginer les syllabes ou à forcer les sons qu'elle colle ensemble pour créer des mots qui ne semblent respecter aucunes règles d'orthographes précises tellement elle est brouillonne.


Octavia peut-être méfiante, aussi, oui, parfaitement, elle peut-être crédule et méfiante, je vous assure. Si, dans un premier réflexe elle accepte les choses ou à tendance à comprendre au pied de la lettre, la minute suivante elle est capable, si la demande ou l'information est vraiment saugrenue de vous fixer en plissant les yeux comme ça, une minute, avec beaucoup d'intensité avant de demander si vous êtes certains de ce que vous affirmez… Avant de se rendre et d'y croire si vous persistez ou que réussissez à la distraire ce qui n'est, en fin de compte, pas très dur. Elle est tout de même méfiante envers les choses et les gens qui lui font peur, parce qu'ils ont une apparence spéciale, par exemple, ou parce qu'ils sont militaires, mais là elle s'en va en courant en jurant que vous ne l'attraperez jamais et que ce n'est pas elle, elle n'a rien fait. Envers ses frères aussi et les gens qui leur ressemblent, puisque leur farces l'on fait tourné en bourrique trop de fois. Elle se méfie également des chats et des inconnus, mais ça c'est parce qu'on lui a dit de ne jamais se fier à un inconnu, ce qu'elle essaie d'appliquer, même maintenant, livrée à elle-même.


Octavia est pessimiste et, défaitiste, mais il faut comprendre, aussi, la vie a été dure avec elle ! Ça c'est ce qu'Octavia préfère dire, en faisant l'étoile de mer les jours où elle éprouve l'envie d'en finir avec la vie elle-même et les efforts et toutes ces choses embêtantes qui font qu'elle ne peut pas rester allongée sur son lit de paille en pleurnichant et en attirant la sympathie des gens. Mais elle se relève bien vite, ce qu'il y a d'embêtant avec la mort c'est qu'elle est lente et douloureuse, surtout douloureuse, en fait et qu'avant qu'elle ne meurt véritablement elle pourrait se louper et finir par se blesser et ce serait très grave, vous comprenez ? Elle aime se complaire de son malheur, mais trouve encore le temps de s’apitoyer du malheur des autres quand il survient devant ses yeux et alors là elle se met à pleurnicher… Encore. Les gens ont tendance à fuir quand ils aperçoivent la marque de sa bénédiction sur son poignet. Aussi, elle est souvent seule et c'est bête, très bête parce qu'elle déteste la solitude, sans doute parce qu'elle a longtemps vécu dans une chaumière bruyante. Aussi, dès que quelqu'un lui montre un peu de sympathie elle s'y accroche comme à un rocher en pleine mer et le colle jusqu'à ce qu'il en soit étouffé, lassé ou qu'il lui hurle dessus, auquel cas elle s'enfuit et va pleurnicher dans la rue en quête d'une nouvelle proie âme charitable. Allant jusqu'à le suivre des jours entiers ou le traquer jusque devant chez lui. C'est dire comme la solitude lui pèse ou que son esprit ne tourne décidément pas très rond.

Octavia réussit à ne pas se rendre réellement compte de la dure réalité de sa vie de bohème, même en passant 35 % de sa journée à se plaindre. C'est qu'elle est ingénue et que le sourire des gens réussissent à l'éblouir pour le reste de la journée, car elle sait se contenter de peu, voir de presque rien. Son imagination galope et justement, imagine des choses tantôt merveilleuses, tantôt effrayantes. Aussi, ne vous étonnez pas si Octavia pense que vous vous êtes épris(e) d'elle, simplement parce que vous lui avez sourit ou accordé de l'intention (ce qui n'est pas une bonne idée, sachant que c'est une attention whore) ou au contraire, que vous en voulez à sa vie parce que vous avez trop froncé les sourcils pendant cette microseconde de trop. Son monde est léger et parfois même sinistre, mais toutes les aventures qu'elle vit chaque jour suffit à la contenter ou alors peut-être qu'il ne s'agit là que d'une simple fuite émotionnelle de la réalité, mais n'allez pas lui dire ce sont de trop gros mots pour elle.


Octavia n'agit pas avec malveillance et ne pense généralement pas à mal, puisque dans ce monde, ce sont les autres qui sont malintentionnés et fourbes. Oui les autres.  Elle tombe amoureuse de la vie et des autres sur un coup de tête, car il faut savoir que le cœur d'Octavia est pire qu'un trou béant en mal d'affection et que votre nom y aura forcément figuré un jour, sauf si vous appartenez à l'armée auquel cas il vous faudra oublier. Elle n'a pourtant jamais vécu de véritable aventures amoureuse, connue d'amitiés sincères et n'a jamais vraiment haït, même si malheureusement, elle connaît trop la haine pour nier son existence. Il lui manque beaucoup de maturité qu'elle a du mal à trouver, même en luttant pour survivre et en sautant des repas quand elle n'a pas réussi à vendre ses peluches et autres broderie sur des morceaux de tissus chipés ça et là sur des cordes à linge. Peut-être que c'est elle qui refuse la réalité parce qu'elle ne lui convient pas et qu'elle préfère conserver une attitude espiègle et enfantine, car ses aînés la dépriment.


Octavia est simplette, mais complexe, il est difficile de savoir ce qui se trame dans sa petite tête tellement elle ne semble pas le savoir elle-même. C'est une jeune femme spontanée qui parfois devrait se comporter avec un peu plus de maturité et non comme un bébé de quatre ans.  C'est aussi un piège et une source de problème intarissable qui peut aisément bousculer votre quotidien d'un rire ou d'un sanglot spectaculaire. Ne vous y fiez pas et ne la laissez pas non plus se fier à vous, car il n'est pas dit, que, si elle s'attache à vous, elle vous laisse un jour trouver la paix et le repos.

Médite bien cela, Invité.

 



-

histoire
Octavia naquit il y a de cela dix-huit années d'une mère Tree et d'un père qu'elle n'a jamais réellement connu. La nation se remettait alors difficilement du terrible règne de l'implacable Impératrice Thalmassadite. Les trees avaient longtemps été brimés et l'on raconte que si l'Empereur Urlan n'avait pas gagné le combat des héritiers alors, leur conditions n'auraient jamais été amélioré. Être une tree à Aleph était bien plus difficile qu'ailleurs et même encore aujourd'hui les Qrees et les Yeves peuvent se montrer cruel avec les plus modestes. Helena, tout juste âgée de vingt eistris, venait alors d'accoucher dans des conditions exécrable car il restait encore un mois avant que borkk ne s'en vienne et que l'air n'en redevienne plus respirable.


Forte et courageuse, Helena l'avait toujours été, cette mère célibataire ne s'était jamais plainte une seule fois, même durant sa grossesse alors que le bébé avait été difficile et ne lui permettait pas de faire ses nuits correctement, même quand celle-ci était épuisée. Cette femme, bénie par Orias lui-même avait un fort tempérament, elle travaillait à la forge et fabriquait les meilleurs pointes de lances de tout Austri, ou du moins c'est ce qu'on prétendait. Lorsqu'elle apprit qu'elle attendait un enfant et comprit alors qu'elle devrait sans doute l'élever seule, elle ne perdit pas une seule fois courage et n'a jamais été retrouvé son amant pour lui demander un peu d'argent afin de l'aider à subvenir à ses besoins comme le lui avaient conseillé ses sœurs et ses proches amies. Helena prétendra qu'elle n'avait besoin de rien, ni  de personne et surtout pas d'un homme pour s'en sortir, mais certaines mauvaises langues commençaient à propager viles rumeurs. L'on disait dans les rues d'Aleph que cette forgeronne avait fricoté avec un riche Yeve déjà marié, d'autres encore parlaient d'un étranger de passage en ville, quand d'autres ne se demandaient pas si cette femme n'avait tout simplement pas partagé la couche d'un soiffard le temps d'une nuit en échange de piécettes.


Toutes ces rumeurs persiflèrent longtemps encore, même après la naissance de la douce Octavia dont la couleur de cheveux inhabituelle confirmaient pour certains son acoquinage avec quelques étrangers ce qui ne plaisait pas vraiment au voisinage. Helena éleva son enfant seule, les cinq premières années, ne laissant pas celle-ci sortir ou se lier avec d'autres enfants, car si Helena se fichait des rumeurs elle craignait alors que sa propre fille n'en souffre plus que de raison. Octavia n'en fut pas malheureuse, au contraire, elle aimait regarder sa mère travailler avec le feu et la voir façonner dans le vacarme assourdissant de sa forge, le métal. Si les premières années furent difficiles -le commerce avait souffert des quolibets et autres rumeurs propagées et déformées qui parfois faisaient de Helena la mère d'octuplés qui ne pouvait guère plus s'occuper de son échoppe -  elles le devinrent encore plus lorsqu'un autre forgeron aux dents éclatantes et aux habits fort élégants vint s'installer dans la rue adjacente d'Helena.


Le commerce périclitait à mesure que le temps passait… Et puis. Arriva ce qu'il devait arriver, Helena n'était plus capable de subvenir à ses besoins et à ceux de sa fille… Même son apprentis hésitait à partir demander à un autre maître-forgeron de la ville de s'occuper de son apprentissage. Ce qui les sauva ? Un marchant Qree, veuf depuis deux bonnes années qui était tombé amoureux de la belle forgeronne et qui lui faisait la cour depuis quelques mois déjà. Après avoir essuyé quelques refus, la mère célibataire accepta de s'unir à cet homme. Ce qu'Octavia ne comprit jamais réellement. Car il vous faut savoir que sa mère lui contait, le soir avant de s'endormir les folles aventures romanesques qu'elle avait vécu avec son père biologique. Il lui semblait comprendre, même sans savoir réellement de quoi il en retournait, que sa mère était encore éprise de celui-ci. Quand l'enfant, dans son innocence lui demandait pourquoi elle ne voulait pas rejoindre son amour, celle-ci lui répondait, un air mélancolique dans les yeux, que cet homme-là avait une femme et d'autres enfants, sans doute et qu'elle ne pouvait guère pas se présenter à lui, dans sa jolie maisonnée pour lui confier ses émois et ses passions et qu'elle se devait de chérir le souvenir de leur proximité, sans jamais espérer ou réclamer plus que cela et qu'elle avait été assez heureuse pour les mille années à venir. N'est-ce pas quelque chose de trop compliqué à comprendre, pour une fillette de six ans ?

Alors Helena unit ses jours à Tebanos. Celui-ci,bourru mais bon, ne renia pas la fillette car lui-même traînait six enfants, des garçons, âgés de sept à quinze ans. Il est difficile pour une enfant de passer du centre du monde à la septième roue du carrosse. Helena et ses garçons s'entendaient merveilleusement bien, même si le dernier lui, toujours attaché à sa mère refusait encore d'appeler celle-ci maman. Cette famille recomposée était pourtant heureuse et unie. Ils  arrivaient réellement à trouver un équilibre tous les huit, surtout lorsque le troisième fils devint un apprenti de la tree… Seule Octavia n'arrivait pas à trouver sa place. Les jeux de ses frères lui paraissaient trop violents et parfois même ils s'amusaient à tirer sur ses cheveux ou à l'appeler à tout bout de champs « bébé » quand ils la trouvaient recroquevillé quelque part en train de pleurnicher.


Elle ne réussit jamais à trouver son propre équilibre et il lui arrivait, en présence de son beau-père de répliquer que les garçons de cette maison étaient des idiots et qu'elle voulait retrouver sa mère et sa forge. Ce qui ne plu certainement pas au patriarche de la maison, qui élevait la voix pour remettre la petite à sa place et lui rappeler que sans lui elles se seraient toutes les deux retrouvaient à la rue. Pourtant pas bravache, il ne se cacha pas longtemps derrière ses fanfaronnades et décida de tenter de gagner le cœur de la petite fille. Il s'intéressa à ce qu'elle étudiait, voulu même l'aider à faire ses devoirs ou l'emmenait parfois avec lui au magasin pour qu'elle apprenne également à le connaître…


C'était pourtant mal connaître la petite fille qui, en plus de faire la forte tête en sa présence, s'acharnait à préciser qu'elle ne pouvait qu'aimer son vrai père. S'il n'y avait que cela… Il découvrit alors une enfant à l'attention difficile qui ne retient rien et n'apprend rien, plus bête et têtue qu'une mule, lui qui espérait un jour compter sur son aide au magasin en fut fort désappointé. Il persista quand même à lui faire apprendre ou comprendre, mais plus il s'acharnait, moins elle y arrivait, comme si cette enfant était réellement demeurée et avec son inquiétude, sa frustration grandissait, si bien qu'il passait son temps à houspiller sur la pauvrette qui partait aussitôt pleurer dans son lit de paille.

Ses frères quant eux imitaient souvent leur père, même s'ils étaient plus espiègles, moins virulent et parfois plus cruel encore… Car toutes les moqueries qu'ils lui balancèrent s'encrèrent en elle si profondément qu'un jour elle était réellement persuadée d'être une imbécile qu'elle ne ferait sans doute jamais de grandes études ou de grandes choses. Ils lui disaient sans cesse qu'elle finirait comme ces sans travail et qu'on l'enverrait à l'armée, l'endroit le plus terrifiant de tout Midgard et s'amusaient encore de ses réactions et de sa crédulité… Si bien que tous les hommes armés ont fini par la terrifier, un peu comme s'ils étaient devenus son croqmitaine ou le monstre du placard…  


Néanmoins, cela leur permis de se rapprocher, finalement. Plus ils se chamaillaient, plus ils aimaient le faire. Les garçons se prirent d'affection pour cette petite filles ingénue qui réussissait toujours à les faire rire. De son côté elle découvrit qu'il était amusant d'avoir des grands frères qui pouvaient vous raconter des histoires le soir, qui pouvaient également vous aider quand vous ne compreniez pas les choses ou qui venaient vous consoler après un bobo ou une dispute sans gravité. Les moqueries étaient toujours présentes, mais cela faisait parti d'un quotidien quifinissait plus ou moins par convenir à Octavia…


Cependant les choses changèrent lorsque Alis vint visiter les songes de la toute jeune fille. Lors de son onzième anniversaire, Octavia reçue la bénédiction de l'esprit de la malchance. Si, au petit matin, elle pensa qu'il s'agissait d'un mauvais rêve la marque sur son poignet ne laissait planer aucun doute.

Octavia était maudite et allait propager la malédiction au reste de la famille.


Si Tebanos avait pu choisir il aurait chassé l'enfant avant même la fin du petit déjeuner. C'était sans compter l'entêtement et l'abnégation d'Helena, qui, envers et contre tout, voulait protéger son unique enfant. Le père enjoignit alors Helena de s'occuper seule de celle-ci  en précisant qu'il n'interviendrait plus de quelque façon que ce soit dans son éducation, il insista pour qu'elle n'approche plus ses fils, ou du moins, pas trop longtemps et, elle devait toujours avoir la marque d'Alis cachée sous un épais bandage pour que personne ne devine que la petite avait été maudite…  

Ces années-là furent particulièrement difficiles pour Octavia. Ses frères ne lui parlaient plus réellement, ou du moins ceux qui étaient encore à la maison, ils ne se chamaillaient même plus. Refusaient d'aller à l'école ensemble et parfois même murmurait des prières pour demander aux esprits de les protéger d'Alis. Octavia ne compris pas, dans un premier temps, pourquoi les autres avaient si peur d'elle et puis, quand elle en fut suffisamment peiné pour en pleurer à chaudes larmes une première fois elle compris alors qu'elle avait reçu un don et que celui-ci causerait sans doute la perte de sa famille…


Et en effet, un beau jour, un tree surpris les larmes de la petite, ramassa ses jolies perles pour aller les revendre, les confondant avec des pierres précieuses… Mais hélas, les joailliers savaient faire la différence entre la camelote et les pierres de valeurs… Le pauvre bougre fut jeté en prison et sa femme vint chercher des réponses auprès de la petite qui ne pu que pleurer sa misère et sa faute et ne reçue alors que les larmes d'une mère célibataire qui avait à sa charge trop d'enfants pour elle seule et sa colère trouva sans peine son visage et le sol et les murs contre lesquels elle la violenta sans que personne ne bougea le petit doigt car ils entendaient la vengeresse jurer qu'elle était la malchance incarnée et qu'Alis les duperaient tous s'ils croyaient les yeux angéliques de cette enfant.



Octavia s'en retrouva profondément marquée, si bien que lorsque quelqu'un ose ne serait-ce que lever la voix elle s'en retrouve alors instantanément pétrifié de terreur… Et puis ses larmes coulent sans discontinuer, jamais. Elle ne parlait guère plus au voisinage, n'osait même plus recevoir un sourire ou un bonjour de peur de recevoir soit un coup, soit de duper à son insu une autres âme en peine d'argent. À la place elle mit toute son âme dans la confection de broderie et des peluches qu'elle rembourrait de paille ou de graine, parfois même de noyaux des fruits invendus par son beau-père. Elle se souvenait que si les leçons théoriques ne l'avaient jamais vraiment intéressés, ses professeurs de travaux manuels ne tarissaient pas d'éloge sur son travail en couture…


Son beau-père, pourtant dur et abrupt avec sa fille adoptive acceptait alors d'essayer de vendre ses confections dans sa boutique… Et, force était-il de constater que cela marchait bien. Les gens achetaient et parfois louaient le travail de la petite couturière, même si ses pièces n'étaient pas parfaites, elles étaient tout de même assez esthétiques. Il taisait simplement le nom de la jeune fille, car il était de notoriété publique que la petite dernière de Tebanos avait reçu la bénédiction d'Alis.


De fil en aiguille et d'années en années son ouvrage s'améliorait sensiblement et elle aurait pu vivre ainsi, longtemps si Helena ne fut pas de nouveau enceinte. Octavia venait tout juste d'avoir dix-huit ans quand cela arriva et le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle n'accueillit pas bien la nouvelle…



Si, pendant deux mois elle essaya de ne pas montrer son ressentiment, elle sentait néanmoins que Tebanos ne voudrait pas dans la maisonnée du nouveau né, une pupille d'Alis. Et puis, sa mère allait sans doute devoir s'occuper de son nouvel enfant et il était presque évident qu'elle n'aurait plus tout son temps et toute son attention pour elle, ce qui était difficile pour elle à réaliser, car Helena fut la seule qui n'ait jamais renié sa présence ou éprouvé le moindre regret à son égard… Et puis, que ferait-elle, au milieu d'un couple qui venait d'enfanter pour la première fois ?


Plus que jamais elle savait qu'elle ne pourrait pas y trouver sa place. Aussi, choisit-elle de s'en aller, le cœur lourd et les cils ombragés de larmes. Les bénéfices de la vente de ses mouchoirs et ses peluches étaient maigres, mais lui permettrait de pouvoir subvenir à ses besoins, au moins durant les premiers mois. Elle embrassa le front de sa mère qui lui remit son baluchon et une lettre à son attention qu'elle n'a jusqu'à présent jamais eu le courage d'ouvrir et s'en alla après une bref accolade avec son beau-père. Elle s'en alla alors, après avoir remercié le marchant et son dernier enfant encore à la maison qui n'était qu'en permission puisque celui-ci avait trouvé sa place à l'école militaire d'avoir, à leur échelle tenté de prendre soin d'elle. Tout ce qu'elle laissa derrière elle était une peluche qu'elle destinait à l'enfant à naître et un flacon en verre remplies de billes multicolores qu'ils pourraient aisément convertir en hochet s'ils le désiraient.


Le cœur battant elle choisit de parcourir et ses environs et se risquaient parfois à penser aux autres nations… Ainsi elle commença sa vie de bohème, vendant alors ses créations telle une marchande ambulante dans les villes où elle s'arrêtait, la marque d'Alis masquée sous un épais bandage. Elle n'avait qu'une seule idée en tête, un seul but : Trouver sa place quelque part sur Midgard, un endroit où elle serait la bienvenue et elle trouverait des bras pour s'y recueillir quand sa peine est immense, des mains pour lui caresser les dos et une voix apaisante qui lui apporterait du réconfort… Enfin, en substance.

Saule pleureur
Comme expliqué plus haut, le « don » d'Octavia ne s'active uniquement que lorsqu'elle se met à pleurer. Et lorsqu'elle pleure, ses larmes se transforment, au contact de l'air en perles rondelettes. Tantôt ce sont de simples morceaux de quartz, d'autre fois du verre, d'autres fois encore du quartz rose, des lapis-lazuli, toutes ces pierres non précieuses que l'on trouve ordinairement sous terre. Ce n'est certainement pas un présent de Orias, mais bien d'Alis, la versatile qui trouvait peut-être cela amusant que l'une de se protégée ne chouine… Des pierres sans valeurs. Parfois et croyez-moi cela arrive rarement, il lui arrive de pleurer de vraies perles, mais comment faire la différence avec toutes ses minuscules pierres qu'elle pleure quotidiennement ? Et bien, elle, elle en est incapable. Tout comme elle est incapable de contrôler ses larmes, elle est incapable de ne pas utiliser son don et lorsqu'elle pleure assez longtemps il lui arrive d'être étourdie et de ressentir une immense fatigue.
bon tu viens d'où bb chat ?
Hrant-moi ma nuit m'a tenté. Hrard (en attente de jeu de mot pourri) m'a convaincu. Et puis je suis faible et je viens de pays de la faiblesse où quand on sait pas quoi dire on fait un smiley :srs:
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Administratrice de l'ombre
Y. Iøta Járnsaxja
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Dim 10 Avr - 21:13
BIENVENUE A AUSTRI BB ♥
-amour sur perona, gloire et beauté-

Si tu as des questions, besoin d'un conseil ou quoi ce soit d'autre, n'hésite pas. C'est moi qui suis en charge de ta fiche -et d'Austri plus globalement. Fais signe quand tu as fini.

Bcp d'amour.
La bise.


empress
yfir


DES ŒUVRES D'ART:
 
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Dim 10 Avr - 21:22
Bienvenue demoiselle ♥
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Administratrice - Reine de Sudri
H. Dawn von Mattsen
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« Trop longtemps qu'j'me dégoûte, fallait bien qu't'en payes le prix » Bénédiction : Maho
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Profession : Reine de Sudri
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Dim 10 Avr - 21:51
    Austri c'est le mal, venez à Sudri, on a des montagnes et de l'amour. Bienvenue à toi, bon courage pour ta fiche et n'hésite pas à passer par nos boîtes à mp si tu as le moindre soucis. :keur:


Spoiler:
 

MERCI. ♥️
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Dim 10 Avr - 23:27
Bon alors, tu as carrément décidé d'incarner CryBaby donc toi, je t'aime.
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Lun 11 Avr - 4:08
Iota: Je te fais signe et j'agite même un mouchoir :srs:

Bilal: Slt t bo & sinon merci damoiseau.

Dawn: Je viendrai faire des randonnées 8)

Horus: Tu es parfait, vraiment parfait, ce commentaire me va droit au coeur et du coup je te pleure des rivières d'amour sur ta petite tête /pleure/
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Administratrice de l'ombre
Y. Iøta Járnsaxja
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Lun 11 Avr - 11:19
VALIDATION ♥

Personnellement, j'ai jamais été fan des personnages comme Octavia, mais là.... Je suis bluffée par ce bout de choux, pour tout ce qu'elle promet d'être et de faire face à la vie, face à tout ce que le monde peut lui offrir.

J'attends avec impatience les aventures d'Octavia.
Vraiment.

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